
Ministère de la Culture et de la Francophonie : la culture ivoirienne comme force de rayonnement
En Côte d’Ivoire, le Ministère de la Culture et de la Francophonie occupe une place stratégique dans la préservation, la promotion et le développement de la culture nationale. Il est chargé de mettre en œuvre et de suivre la politique du Gouvernement dans les domaines de la culture et de la Francophonie.
À sa tête se trouve actuellement Françoise Remarck, Ministre de la Culture et de la Francophonie. Le ministère présente la culture comme un levier de cohésion sociale, de développement économique, d’éducation, de paix et de rayonnement international.
Promouvoir les artistes et les industries culturelles
La mission du ministère couvre un champ particulièrement large : promotion de la création artistique et littéraire, formation, diffusion des activités culturelles, développement des infrastructures, protection des œuvres de l’esprit, valorisation du patrimoine et promotion d’une véritable industrie culturelle nationale.
Cette mission concerne directement l’écosystème musical ivoirien.
Pour le Coupé-Décalé, elle prend une dimension particulière. Le mouvement représente aujourd’hui une partie importante du patrimoine musical contemporain de la Côte d’Ivoire. Sa préservation passe par la reconnaissance de ses artistes, de ses œuvres, de ses créateurs, de ses arrangeurs, de ses danseurs, de ses DJs et de tous les professionnels qui ont participé à son développement.
La Francophonie comme espace d’ouverture
Le ministère assure également la représentation de la Côte d’Ivoire dans les instances de la Francophonie et veille à la participation du pays aux différentes rencontres et institutions francophones. Il travaille notamment au renforcement des relations culturelles avec les organismes et partenaires francophones.
Cette dimension internationale constitue une opportunité pour les artistes ivoiriens.
La Francophonie permet en effet de créer des passerelles entre les créateurs de Côte d’Ivoire, d’Afrique, du Canada, d’Europe et d’autres territoires francophones.
Un ministère au cœur de la structuration culturelle
L’enjeu actuel ne consiste plus seulement à organiser des spectacles. Il s’agit également de construire une véritable économie de la culture.
Formation, financement, infrastructures, droits d’auteur, diffusion, professionnalisation, exportation des œuvres et développement des industries culturelles et créatives sont autant de leviers nécessaires pour permettre aux artistes de vivre durablement de leur activité.
Le ministère affirme d’ailleurs parmi ses priorités la promotion des industries culturelles et créatives nationales et l’amélioration de la rentabilité économique et sociale des produits culturels.
Une ouverture vers l’international
Cette politique se traduit également par des actions de coopération culturelle. En février 2026, la Ministre Françoise Remarck a notamment conduit une mission officielle en France consacrée à la coopération internationale et à la promotion culturelle.
En juin 2026, des échanges avec le Québec ont porté notamment sur la découvrabilité des contenus francophones, la formation et le partage de savoir-faire, autant d’enjeux directement liés au développement des industries culturelles.
Le Coupé-Décalé dans cette dynamique
Pour lecoupedecale.com, le Ministère de la Culture et de la Francophonie représente un acteur institutionnel essentiel dans la construction de la mémoire et de l’avenir du Coupé-Décalé.
Le mouvement doit aujourd’hui être considéré non seulement comme une musique populaire, mais également comme un patrimoine culturel, une industrie et un outil de rayonnement international.
Documenter son histoire, identifier ses pionniers, protéger ses œuvres, former sa relève et créer des infrastructures adaptées sont autant de chantiers qui peuvent contribuer à sa transmission aux générations futures.
La culture comme héritage et comme économie
Le Ministère de la Culture et de la Francophonie se trouve ainsi au croisement de deux impératifs : préserver l’identité culturelle ivoirienne et permettre à cette culture de devenir une véritable force économique et internationale.
Pour la musique ivoirienne et particulièrement pour le Coupé-Décalé, cette mission est fondamentale.
La culture n’est pas seulement ce que nous héritons du passé : c’est aussi ce que nous construisons pour les générations à venir.
